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vendredi 3 février 2017

REVUE DE COURRIER DU 03.02.2017


Ces derniers jours et aujourd'hui NOUS avons reçu, au courrier postale,
lettres, poèmes et textes de Patrice de Taverny,
de Jean-luc de Toulouse et de Carl Sonnenfield de Nice 
dont certains se souviennent peut-être de ses collages et textes 
parus jadis dans la revue ' PASSAGES '.

Ce jour, NOUS donnons à lire un poème de Patrice de Taverny
et ce samedi-dimanche CELA sera le tour de Jean-Luc de Toulouse et Carl de Nice.


Ecoutez le vent...

Ecoutez le vent
                                                          Au piano mouvant
La voix dans la tête       
                                                            À l'ombre des nuits
La bouche ouverte
                                                             Ecouter le vent....


La main tremblante


À n'en plus finir
                                                                    Avec les mots glissants
Toucher la nuit offerte
                                                                                Boire la mort lumineuse
Et la parole nue
                                                         Ecoutez le vent...


Ecoutez le vent...

Patrice Blanc, le 19 décembre 2016.

            

jeudi 26 janvier 2017

De Claude Pélieu...

De Claude Pélieu...
car nous avons reçu, dans la boite aux lettres, il y a quelques jours,
NEW POEMS & SKETCHES 1977
' LE BLEU DU CIEL
ENCENSE LES LARMES DE PEAU '
                                                                                 Claude Pélieu.
A avoir ressassé Au pas des gouffres, et en attendant Les Hommes sans épaules, lire New poems & sketches, des textes de Claude Pélieu, recensés et publiés par Alain Brissiaud, une des voix poétiques les plus épaisses de nos années démunies par ailleurs, les plus démesurément avides de trancher l’absurdité de nos enfermements, via une langue envolée du lexique, subtilisée du nombre, et dévolue au tissage d’images rayonnantes de démesure, parce que de l’envers de nos miroitements facsimilés elle révèle l’existence. Ce livre, rouge tranché comme la tête des hommes sans, présente des textes de Claude Pélieu, tirés d’un manuscrit remis par ce dernier à Alain Brissiaud en 1985. Des parties de ce manuscrit avaient déjà été publiées aux éditions Christian Bourgeois, mais il n’avait jamais paru dans son intégralité. C’est chose faite. A lire, en attendant…
 Carole D’Icelui Carcillo
 Un livre qui en épigraphe cite quelques vers des paroles de la formidable chanson : 
Have you ever seen the rain ?  de Creedence Clearwater Revival, 
a d’entrée toute mon amitié ; 
surtout que j’ai tant déjà et jadis tant aimé lire de Claude Pélieu La crevaille, 
aussi l’ouvrage écrit autour de lui Je suis un cut-up vivant.

Christian-Edziré d’Icelle Déquesnes
Le choix des vignettes musicales sont de S.O.D.A 2017.

jeudi 19 janvier 2017

L'AVARICE

Le feuilleton : Episode 7. [Et final dit du Prisonnier.]
Les sept péchés capitaux par le Docteur Norbert Bertrand Barbe
[Illustrations et poèmes de l'auteur,
vignettes musicales démuchées par S.O.D.A 2017.]

DE L'AVARICE

Quand j'étais petit je rêvais d'être heureux
Et je m'imaginais capitaine au long cours
Némo contre le Kraken D'Artagnan d'amour
Mousquetaire à la cour Lagardère orgueilleux
Arsène Lupin gentleman cambrioleur
Errol Flynn Robin des Bois Capitaine Achab
Princier dandy élégant au chapeau claque
Tintin Ivanohé ingénieux roi de coeur

Je voulais être marin vétérinaire
Capitaine de l'armée de mer aviateur
Cousteau peintre professionnel curé pasteur
Étoile de ciné surveillant scolaire
Présentateur télé chanteur réaliste
Grand voyageur camionneur et chef de gare
Garde forestier épicier historien d'art
Libraire ancien illustrateur trapéziste

Quand j'étais petit je rêvais d'être heureux
Jamais dans mes rêves les plus fous je ne crus
Que la société me laisserait sur le banc
Chômeur sans épaule où pleurer mes pauvres ans
Jamais je ne m'imaginais si dépourvu
Sans un centime pour acheter à manger
Sans un sou pour payer la rente du loyer
Ni idée pour que ma rime ne soit en É

Je ne sais si mon histoire aura morale
J'ai voulu beaucoup et je n'ai rien obtenu
Si désir est mauvais je ne vois de roi nu

Ni ne s'ouvre le ciel par voie laborale 

Fecha : Luna, de 9 enero de 2017.
À suivre...

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Dérivé -9. de Staggerlee, d'après la source Greil Marcus.

mardi 17 janvier 2017

DE LA COLERE

Le feuilleton - Episode n°6
Les sept péchés capitaux
par le Docteur Nobert Bertrand Barbe
[illustrations et poèmes de l'auteur,
les vignettes musicales sont démuchées par S.O.D.A 2017.]
 

DE LA COLÈRE

N'est-elle donc pas juste la colère de Dieu
Contre Sion et Gomorre contre les marchands
N'est-elle donc pas juste la colère de Dieu
Les premiers-nés pris pour chaque Saint Innocent
Les dénonciations contre les pharisiens
La mer qui se ferme aux troupes de Pharaon
Et pour le veau d'or la famine en punition
N'est-elle donc pas juste la colère de Dieu

Et ma colère contre toute injustice
Contre la société qui contre nous triche
Contre le Pape simoniaque au riche
Contre les népotes et oligarchiques
Contre les achetés juges et police
Contre la banque et le crédit ciniques
Contre le voleur l'assassin la milice
N'est-elle donc pas juste la colère de Dieu

Et ma colère contre toute injustice
Contre le Dictateur dont la faux défriche
Pendant qu'en entrevues publiques il s'affiche
Contre ceux qui ont toujours les bonnes fiches
Parce qu'ils truquent cartes et dés de la vie
Ceux-là qui disposent des fonds de chaque pays
N'est-elle donc pas juste la colère de Dieu
Et m a colère contre toute injustice

Mais humaine son signe est ma colère
Sans remède ni foudre ni mercenaire
En elle parfois le souvenir se glisse
De l'injuste destin des dieux pour Ulysse 


Fecha : Lunes, de 9 enero de 2017.
 À suivre...

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Dérivé - 8. de Staggerlee - D'après Greil Marcus.
[Récitant Willie Dixon, chanteur Howlin'Wolf]

lundi 16 janvier 2017

DE LA PARESSE

Le feuilleton - Episode 5.
Les sept péchés capitaux
par le Docteur Norbert Bertrand Barbe
  [poèmes et illustrations de l'auteur,
les vignettes sonores sont démuchées par S.O.D.A 2017.]

DE LA PARESSE

Dans l'écrin de la Nature où le temps passe
Des vertes prairies d'été aux forêts lasses
De l'automne roux à l'hiver qui se glace
Où cette âme solitaire se prélasse
Je veux un poème d'une rime grasse
Dessiner de seule longue et large trace
Cet éloge je veux rendre à la paresse
Dans cette fourmilière à la gloire du stress

Dans nos cités de béton pleines de crasse
Où ne s'entend plus le crapaud qui coasse
Ni le noir corbeau sur les champs qui croasse
La bourse et l'entreprise dollar amassent
Misère promeuvent et pauvres entassent
Rien ne sert de travailler meilleur un casse
Pour cela je rends hommage à la paresse
Dans cette fourmilière à la gloire du stress

Pourquoi donc le dos pauvre et veuve se cassent
S'ils conservent toujours le cheveu filasse
Et meurent toujours Rutebeuf en disgrâce
Seul Apollon peut disposer des Trois Grâces
Le divin bourreau jamais le sage Marsyas
La loi du pouvoir nous réprime et menace
Pour cela je rends hommage à la paresse
À la grève générale je confesse

Le travail tous nous enchaîne et nous rabaisse
Otages forcés d'une société en laisse
Cet éloge je veux rendre à la paresse

Dans cette fourmilière à la gloire du stress 


Fecha : Lunes, de 9 enero de 2017. 
À suivre...

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Dérivé -7. de Staggerlee, d'après Greil Marcus.

BONUS ! 
Version originale.

samedi 14 janvier 2017

DE LA VANITE

Le feuilleton - épisode 3.
Les sept péchés capitaux
par le Docteur Norbert Bertrand Barbe
[Poèmes & Illustrations de l'auteur
et les vignettes musicales démuchées par S.O.D.A 2017]

DE LA VANITÉ

Gisèle dans son opérette au miroir
Attend coquette que Sigfried vienne la voir
Par mes rouflaquettes c'est le roi du couloir
Elle belle comme un pâquerette de trottoir
Il règne le soir sur les motocyclettes
Elle sait recevoir les coups et les jours de fêtes
Quelle donzelle au bois dormant de chevalier
Quel dur sans dragon la zone au mini rallier

Elle porte un voile c'est préraphaëlite
Il met les voiles ses ailes sans limites
Devant la poële elle souffre pleure et s'excite
Un job banal il se rêve prince hittite
Les gosses ils évitent pas de tune au bal
Ou ils peuvent ils gîtent on vit même mal
Quelle donzelle au bois dormant de chevalier
Quel dur sans dragon la zone au mini rallier

Les études ça fait pas la différence
T'es con ou t'es parfait quelle différence
La société elle te joue l'indifférence
Elle poursuit son thé il perd la déférence
Maquillée sans élégance voyou parfait
Made in déchéance modèles surfaits
Quelle donzelle au bois dormant de chevalier
Quel dur sans dragon la zone au mini rallier

Car la beauté naturelle ne coûte rien
Elle se regarde dans le miroir de l'étant
Quelle donzelle au bois dormant de chevalier
Quel dur sans dragon la zone au mini rallier  


Fecha : Lunes, de enero de 2017. 
À suivre... 


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LES CHORUS DE TAVERNY - 1.

ANGOISSE - JAZZ

                       pleure l'angoisse - désoxydés par la trompette
dans les saxos - cassés par les baguettes
terre frappée de pluie - les yeux
yeux creusés - les bras
appel de lumière -
cri dans la nuit - passés au crible des cris
- l'espace désaxé
esprit - l'espace désaxé
coeur - inexistence du silence
peau -
solitude - le jazz
dans les saxos - crache
- déborde
la nuit me ronge... - décolle
- et vole

- jazz est roi !

- jazz est mort...
Patrice Blanc de Taverny,
Taverny, le 14 janvier 2001.

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Dérivé -5. de Staggerlee, d'après la source Greil Marcus.

vendredi 13 janvier 2017

DE LA GOURMANDISE

Le feuilleton - épisode 4.
Les sept péchés capitaux
par le Docteur Norbert Bertrand Barbe
[poèmes et illustrations de l'auteur
et vignettes musicales démuchées par S.O.D.A 2017.]

DE LA GOURMANDISE

Ni des Tudor le Cokentrix porc et poule
Ni les Victoriens et leur soupe de tortue
Ni aucun dessert romain qui éjacule
Ni l'Indonésie et son complexe aigre-doux
Ni le Pérou et ses chauves-souris braisées
Non plus les brochettes d'insectes composées
Du Mexique ou d'Asie me feront Rabelais
Oublier je suis Français et j'aime gueuler

J'aime le fromage d'odeurs fortes qui coule
J'aime au bistrot prendre au menu et à la carte
J'aime mes frites grasses avec mes moules
J'ai la tête bien dure et le vin très têtu
J'espère les surprises aux goûts très osés
Du champagne aux fraises pour piquer un baiser
J'aime la Grande Bouffe et la pleine goulée
Je ne serais Français si je n'aimais manger

Je suis le fils d'Escoffier et du Ménagier
De Daudet de l'Elixir du Père Gaucher
De Gargantua et son fils Pantagruel
Comme je mange beaucoup je chie en tonnel
Festins dignes des Contes de la Bécasse
Je bois le vin jeune accompagné d'époisse
Mes souvenirs de café et madeleine
Du jeune Pagnol sandwich de sauterelles

Des parents museau de porc en vinaigrette
Rosbif du dimanche rognons au madère
Poule-au-pot du bon Roi de Malot les crèpes
Je ne serais Français si je n'aimais manger  

Fecha, Lunes : 9  de enero de 2017.
À suivre....

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La télévision intelligente d'Icelle : LE RETOUR !
Elle diffuse pour vous regarder au plus proche.
Selon de vous soyez laine, coton, nylon, synthétique...
N'oubliez pas de régler sur le bon programme
afin de réussir votre lavage de cerveau.
Demain, l'arrivée de La Radio T.S.F qui diffuse pour mieux vous écouter.
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Dérivé -6. de Staggerlee, d'après la source Greil Marcus.